billet mars 2026

Coup de sifflet !

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Aux Etats-Unis, la population se soulève contre la présence de la police de l’immigration et ses méthodes violentes de traque et d’arrestation de gens considérés comme clandestins. Un soulèvement violemment réprimé, avec des morts. Le soulèvement d’une population équipée d’une « arme » dérisoire : le sifflet !

Le pouvoir qui a permis la mise en place de cette police spéciale était jusque là soutenu par une grande partie de la population. Mais une limite semble avoir été franchie et le soulèvement localisé à l’endroit des meurtres commis par les policiers, ce soulèvement s’étend à d’autres villes et d’autres états parce que la réalité n’est plus acceptable pour beaucoup.

Des membres du parti Républicain qui ont porté au pouvoir le président à l’origine de cette police spéciale n’acceptent plus de suivre sans rien dire. Ils se désolidarisent. Il y a sans doute derrière cette réaction une double motivation : l’indignation devant l’inacceptable, mais aussi le risque de perdre des électeurs qui refusent cette violence devenue monstrueuse.

Pourquoi faut-il en arriver là pour découvrir les monstres ordinaires qui débitent des paroles extrémistes converties en banalités ?

Et nous, quelle est notre limite ? Quel est le point de bascule qui nous ferait pousser le coup de sifflet exprimant notre désaccord ?

Il y a dix ans (2016), l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) a produit une étude intitulée « violences policières : agir pour la vérité et la justice ».

Au moment où les dérives extrem-droitistes s’insinuent partout, les partis de droite, fervents adeptes d’une sécurité autoritaire tentent de faire passer une loi d’impunité policière.

Ainsi, en France aussi l’escalade des violences risque d’être poussées à l’extrême !

A quel moment sortirons-nous, nous aussi, le sifflet, pour refuser cette escalade ?

 

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